Pas facile d’être un enfant sans histoire(s)… pour s’endormir. Arthur est triste. Il ne trouve pas le sommeil. Ses parents ne lui ont lu aucune histoire ce soir. Soudain une voix jaillit de nulle part : « Tu veux que je t’en raconte une, moi ? » Qui parle ? Arthur est seul dans sa chambre. Vous allez trouver cela extraordinaire, c’est Boidechêne, sa commode ! Au début du spectacle, Arthur a grandi, il se souvient et il raconte… Nous sommes à la lisière du réel et du merveilleux jusqu’au moment où l’on bascule avec délice de l’autre côté, un procédé qui n’est pas sans faire écho à l’album référence de littérature de jeunesse de Maurice Sendak, Max et les maximonstres : un soir chez lui Max est puni, sa mère l’envoie au lit sans dîner. Dans sa chambre, une jungle étrange surgit de son imagination et il part en voyage au pays des Maximonstres… Arthur accède à la compréhension du monde qui l’entoure grâce aux explications fabuleuses de Boidechêne. C’est ainsi qu’il apprend qu’avant d’être une commode, Boidechêne était un arbre magnifique, qui tour à tour a été transformé en bateau, puis en meuble… À l’instar de Max, Arthur vit l’histoire de Boidechêne comme s’il avait été avec lui dans tous les épisodes de sa vie. 

Une écriture tout public, divertissante, pleine d’humour, de poésie, de réflexion sur le temps qui passe, l’apprentissage de la vie, et qui place le spectateur au cœur même de l’histoire. Pour la première fois, Arthur n’aura aucune histoire avant de s’en dormir. Ses parents affirment être trop fatigués. Peut-être même qu’on ne lui racontera plus jamais d’aventures extraordinaires. Il a grandi, il n’a plus l’âge pour ça. Il sait lire. Il peut lire tout seul maintenant. Il en prend conscience. C’est le choc. Cet événement agit comme « l’élément perturbateur », le rite de passage vers l’âge adulte. À partir de ce moment, Arthur devra vivre ses propres expériences. À lui de (se) raconter ses propres histoires ! C’est alors qu’une voix étrangère l’interpelle. Elle dit s’appeler Boidechêne. Est-elle dans sa tête ? Est-ce Arthur le conteur ? La réponse n’est pas si simple. Arthur s’adresse aux enfants présents dans la salle. Il souhaite partager avec eux son passage chez les « grands » car eux-aussi vont un jour connaitre ce moment. Si ça s’trouve, certains l’ont déjà vécu ! 

Boidechêne est une commode mais pas seulement. Elle parle, dialogue et se métamorphose. Elle aussi a vécu des aventures extraordinaires. Arthur demande aux enfants d’illustrer l’histoire. «Faites le bruit du vent, de la pluie ! Habillez le chêne de feuilles et de glands !». Les enfants deviennent acteurs et participent à l’aventure. Au départ, c’est un petit meuble dans une chambre d’enfant qui change d’état sous les mains du comédien manipulateur. Les éléments se déplient, pivotent, coulissent, s’encastrent, s’escamotent avec des charnières, des trucs télescopiques, des aimants…

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